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Rapports

Chapitre 2 : Les principaux résultats

2.1 La poursuite de l’utilisation du design industriel

Les questions un à quatre du sondage visaient à vérifier si les entreprises, après avoir utilisé le design industriel une première fois, ont continué à le faire soit en engageant un designer industriel à temps plein ou à temps partiel, soit en continuant à recourir aux services d'un consultant en design industriel fréquemment ou à l'occasion.

Le tableau 2 démontre qu'après avoir utilisé le design industriel une première fois dans le cadre de la mesure Design-Innovation, 30 des 34 répondants ont continué à le faire soit en engageant au moins un designer à temps plein ou à temps partiel, soit en recourant aux services d'un consultant fréquemment ou à l'occasion.

De ce nombre, dix ont engagé au moins un designer à temps plein, cinq en ont embauché au moins un à temps partiel, alors que trois ont engagé au moins un designer à temps plein et un designer à temps partiel.

De plus, 12 entreprises ont eu fréquemment recours aux services d'un consultant et 23 ont fait de même à l'occasion.

Enfin, sept entreprises ont engagé au moins un designer à temps plein ou à temps partiel et ont eu recours fréquemment ou à l'occasion aux services d'un consultant.  

Tableau 2
Poursuite de l'utilisation du design industriel par les répondants*
Embauche d'au moins
un designer
Recours à un consultant Embauche ou poursuite
Temps plein
(a)
Temps partiel
(b)
Fréquemment
(c)
À l'occasion
(d)
a ou b ou c
ou d
* Source : compilation des données du sondage.
10 5 12 23 30

La fréquence d'utilisation du design industriel peut varier en fonction de divers facteurs, dont la quantité et la complexité des produits qu'une entreprise conçoit annuellement.

En effet, certains secteurs industriels renouvellent plus souvent leur offre de produits (ex. : mobilier de maison ou jeux et jouets) que d'autres secteurs (ex. : machinerie industrielle).

De plus, la complexité d'un produit comparativement à un autre (ex. : un véhicule de transport motorisé par rapport à un article ménager) peut nécessiter une utilisation plus ou moins fréquente.

Ces facteurs peuvent avoir contribué au fait que certaines entreprises qui utilisent moins souvent le design industriel auraient tendance à recourir aux services d'un consultant à l'occasion ou à engager un designer industriel à temps partiel, alors que chez les autres entreprises qui conçoivent plusieurs produits ou des produits complexes, la tendance serait d'engager au moins un designer industriel à l'interne ou de recourir fréquemment aux services d'un consultant.

Enfin, il est possible que pour une première utilisation, les entreprises qui connaissent peu le design industriel soient plus enclines à faire appel aux services d'un consultant.

Il semblerait que le nombre important d'entreprises qui ont continué à utiliser le design industriel parmi les répondants signifie que la mesure a contribué de façon considérable à l'intégration du design industriel dans ce groupe d'entreprises.

2.2 La satisfaction envers l’utilisation du design industriel

Selon 28 des 34 répondants, le projet de design industriel soutenu par la mesure Design-Innovation a donné les résultats escomptés.

En ce qui concerne les six entreprises pour lesquelles le projet n’a pas donné les résultats prévus, quatre n’ont pas terminé le développement du produit à cause de complications relatives au design ou au financement, une a dû revoir le design avant de commercialiser le produit et une dernière attribue à la récession la diminution du succès commercial de son produit.

En réponse à une question ouverte, 27 entreprises1 ont mentionné les principales retombées du projet de design industriel en matière de création d’emplois, d’augmentation du chiffre d’affaires, d’exportation ou de créativité. 

Selon les principaux constats des 20 entreprises qui ont émis des commentaires positifs (annexe 3) relativement aux retombées du projet, le designer industriel les a aidées :

  • à concrétiser leur projet de développement de produit;
  • à obtenir du succès avec leur produit;
  • à améliorer la relation avec un client;
  • à augmenter leur chiffre d’affaires, leurs exportations ainsi que leur visibilité internationale;
  • à remporter un prix de design;
  • à réduire les coûts de fabrication;
  • à améliorer leur image de marque aux yeux de la clientèle cible;
  • à maintenir et créer des emplois;
  • à augmenter la créativité et l’innovation;
  • à hausser le nombre de produits mis au point;
  • à améliorer la perception liée au design industriel dans l’entreprise. 

Une quinzaine d’entreprises se sont portées volontaires pour parler de leur expérience d’intégration du design industriel. Le Ministère en a sélectionné deux dont le témoignage démontre que le design industriel peut être utilisé dans un vaste éventail de secteurs industriels.

Emovi

Fondée en 2005, Emovi.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité.*, dont le siège social est situé à Laval, commercialise à travers le monde son système breveté KneeKG. Ce dernier permet de mesurer et de comprendre les problèmes au genou d’un patient pendant que celui-ci marche sur un tapis roulant, un peu comme si l’on faisait un électrocardiogramme du genou.

Le KneeKG est doté d’un système sans fil qui se fixe sur le genou pour éliminer les artéfacts provenant des mouvements de la peau et des muscles, d’une caméra optique de grade médical ainsi que de fonctions logicielles sur ordinateur.

« Nous avons confié à la firme de consultation en design industriel Tak Design le mandat d’optimiser l’architecture du système en portant une attention particulière à l’intégration mécanique de la technologie, à l’ergonomie d’utilisation et à l’esthétique.

Cette intervention nous a permis d’obtenir un produit qui se démarque et qui représente bien notre entreprise. Nous avons aussi réduit nos coûts de production grâce à une simplification des composantes, obtenu une liste de sous-traitants fiables et trouvé une piste d’optimisation pour la prochaine génération du produit.

Nous poursuivons notre démarche avec Tak Design afin de revoir le design du produit et d’offrir ainsi une version encore plus mobile tout en optimisant la qualité et les coûts. »

Éric Szmutny, chef des opérations
Michelle Laflamme, présidente

*Site Web en anglais seulement.

J.A. Larue

Fondée en 1973, J.A. Larue.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., dont le siège social et l’usine sont à Québec, conçoit et fabrique des souffleuses à neige pour le déblaiement des rues et des pistes dans les aéroports. Ses machines sont vendues principalement au Québec et dans le reste du Canada ainsi qu’aux États-Unis et en Amérique du Sud. Elle emploie 35 personnes, et son chiffre d’affaires atteint de 20 à 25 millions de dollars. 

« En 2011, nous avons engagé un premier designer industriel grâce à la mesure Design-Innovation afin de revoir le design des cabines de nos souffleuses. Le succès de ce projet a fait en sorte que nous avons engagé un deuxième designer industriel. Ensemble, ils ont conçu un nouveau modèle de souffleuse à neige avec un design plus moderne. Nous commençons sa mise en marché et prévoyons l’exporter en Europe ainsi qu’aux États-Unis au cours des prochaines années. »

Marc Valois, directeur des opérations

Deux entreprises ont émis des commentaires négatifs. L’une d’elles a vu ses coûts augmenter et a diminué la création d’emplois, mais son chiffre d’affaires n’a connu aucune hausse. La seconde entreprise mentionne qu’elle a dû terminer le projet avec un design différent qui a nécessité un investissement supplémentaire important.

Cinq entreprises ont formulé des commentaires relativement neutres.

On peut donc conclure que pour la grande majorité des répondants, le design industriel a contribué considérablement à atteindre les résultats escomptés et qu’il a généré des retombées positives.


1. La marge d’erreur est de 16,84 % pour la population de 129 entreprises.

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