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Développement durable : tirez profit du virage vert!

Prendre en compte le développement durable dans la gestion de son entreprise n’est plus une simple tendance. C’est devenu une véritable façon de faire des affaires ainsi qu’un enjeu incontournable pour un nombre important de PME.

Pour toutes les entreprises qui se demandent comment être rentables tout en adoptant des pratiques d’affaires contribuant au développement durable et à l’économie verte, voici quelques pistes de solution.

Gestion stratégique du développement durable : qu’est-ce que cela signifie?

Il s’agit d’intégrer des enjeux environnementaux et sociaux dans la prise de décision stratégique de l’entreprise, notamment en ce qui concerne le développement de ses produits ou services et son approvisionnement. C’est tenter de diminuer l’impact de l’entreprise sur l’environnement, tout en assurant la rentabilité et en étant stratégique!

En quoi le développement durable peut-il bénéficier à mon entreprise?

Se démarquer dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre

Dans le contexte actuel, l’aspect écoresponsable des entreprises est un argument de taille dans une offre d’emploi. Particulièrement sensibles à la cause, les jeunes sont souvent plus motivés à travailler pour des entreprises engagées en développement durable. En plus de contribuer à l’attraction des employés, cette démarche permet une meilleure rétention de la main-d’œuvre.

La gestion des ressources humaines est un aspect mobilisateur du développement durable et contribue au succès d’une telle démarche.

Des consommateurs et de grandes entreprises sensibles à la cause

En 2017, le Baromètre de la consommation responsable.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. a révélé que les attentes des consommateurs sont très élevées quant à l’application de politiques de responsabilité sociale par les entreprises, et quant au respect de l’environnement. Les exigences du marché évoluent, et la demande est plus orientée vers des produits respectueux de l’environnement. Selon le Baromètre :

  • 86,3 % des consommateurs mentionnent être à la recherche de produits plus durables;
  • 85,9 % sont à la recherche de produits plus sains;
  • 76,2 % sont à la recherche de produits plus naturels.

Mais attention! S’il peut être attrayant d’utiliser l’argument écologique pour augmenter ses ventes, il faut toutefois que l’entreprise demeure honnête sur les attributs de son produit. Exagérer le bénéfice écologique de celui-ci peut nuire à la crédibilité de votre offre. Le greenwashing, ou écoblanchiment, consiste à accentuer, voire à inventer les qualités écologiques d’un produit. Renseignez-vous sur les règles de base pour vendre des produits et services écoresponsables.

Les grandes entreprises, les sociétés d’État et les organisations publiques du Québec intègrent également peu à peu de nouveaux paramètres environnementaux, sociaux et économiques à leurs critères traditionnels d’achat. Cette intégration du développement durable aux processus d’achat des donneurs d’ordres porte un nom : l’achat responsable.

Selon Daniel Lussier, chef de la division Approvisionnement à la Société de transport de Montréal, il s’agit d’un « mouvement irréversible ».

Prenez connaissance des meilleures pratiques pour vous positionner sur les marchés avec des produits et services écoresponsables.

Réduire son impact sur l’environnement : source de profit ou dépense inutile?

Si certaines entreprises croient que l’environnement n’est qu’une dépense, d’autres ont compris qu’il s’agissait d’une source d’économies et de revenus non négligeable!

L’écoefficacité est une approche de gestion qui mise sur l’innovation pour améliorer le rendement financier et environnemental de l’entreprise. Les gains générés par l’entreprise dans le cadre de la réalisation des projets écoefficaces s’expliquent, entre autres, par :

  • une réduction des coûts d’approvisionnement en matière et en énergie grâce à une diminution du gaspillage;
  • une plus grande productivité;
  • l’accès à des contrats;
  • une distinction auprès des clientèles;
  • une réduction des coûts de santé et sécurité au travail;
  • une plus grande efficacité énergétique.

En moyenne, les PME québécoises ayant participé au programme Enviroclub1 pour réaliser des projets d’écoefficacité ont réalisé des économies récurrentes par projet de plus de 49 000 $ par an, et leur investissement a été récupéré en moins de seize mois.

Prenons l’exemple de Bois Marsoui GDS, une PME spécialisée dans la transformation et la valorisation des produits du bois. L’entreprise a remplacé ses systèmes de production par des systèmes moins énergivores. Cette démarche lui a permis de réduire sa consommation électrique annuelle de 377 700 kW/h et ses coûts énergétiques de 19 600 $ par an.

Les coûts environnementaux ou sociaux de l’entreprise sont souvent cachés dans ses bilans financiers, bien qu’ils puissent nuire à sa rentabilité. Leurs causes peuvent être les suivantes, par exemple :

  • Gestion des déchets et de l’enfouissement
  • Prestation de la CNESST (dues par exemple à la manutention de produits chimiques)
  • Conformité
  • Gaspillage d’énergie ou de matières premières
  • Incertitude quant aux coûts de l’assainissement ou des indemnisations futures
  • Qualité de vie des employés
  • Controverse médiatique

Consultez la page Web Écofficacité en entreprise, qui présente de façon détaillée les principaux bénéfices d’une telle démarche et certains outils adaptés aux PME.

Et l’économie circulaire dans tout ça?

Si on entend parler de plus en plus d’économie circulaire, c’est qu’à l’échelle mondiale, moins de 10 % des ressources extraites de la nature sont remises en circulation dans l’économie une fois qu’elles sont utilisées.

Selon une étude d’Accenture Strategies.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité., si le modèle d’économie linéaire (c’est-à-dire « extraire, fabriquer, consommer et jeter ») est maintenu d’ici 2030, l’écart entre la demande de biens et la capacité du système à fournir les ressources nécessaires sera de 8 milliards de tonnes de ressources naturelles. Il s’agit d’un enjeu majeur si l’on veut maintenir le niveau de production actuel des entreprises et répondre aux besoins des consommateurs, qui sont de plus en plus nombreux sur notre planète.

La solution à cette problématique est donc l’adoption d’un modèle d’économie circulaire. Celui-ci vise à mettre en place des stratégies permettant de réduire, voire d’éliminer, l’extraction de ressources en amont des processus de production, tout en réduisant la quantité de matières résiduelles produites (déchets, pertes de chaleur, rejets d’eau, etc.). Dans ce modèle, il est souhaité que les matières circulent en boucle dans l’économie.

Pour plus d’information sur l’économie circulaire, consultez le site de RECYC-QUÉBEC.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité..

L’économie circulaire amène les entreprises à revoir leurs pratiques et modèles d’affaires afin de réduire leur consommation de ressources, mais aussi de diminuer le gaspillage et de générer des avantages économiques.

Voici sept stratégies d’économie circulaire mises en place par les entreprises :

  1. Les symbioses industrielles : utiliser les extrants (ex. : rejets de chaleur ou résidus de production) d’une entreprise pour en faire les intrants d’une autre.
  2. L’écoconception de produits : diminuer, à toutes les étapes du cycle de vie d’un produit, ses impacts sur l’environnement.
  3. La mutualisation des équipements : mettre en commun des infrastructures ou des équipements afin d’en rendre l’utilisation plus productive.
  4. La logistique inversée : récupérer les produits vendus en fin de vie utile pour les réintégrer dans une chaîne de production.
  5. L’économie collaborative : partager un même bien entre plusieurs usagers pour en intensifier l’usage.
  6. L’économie de fonctionnalité : remplacer la vente d’un bien par la vente d’un service.
  7. Le réusinage ou le reconditionnement : prolonger la durée de vie des biens.

Quatre astuces simples pour réussir sa transition verte

Si la plupart des entreprises souhaitent en faire plus pour l’environnement, elles ne savent généralement pas par où commencer pour organiser leur stratégie de développement durable.

Voici quelques actions à mettre en œuvre pour prendre le virage :

  1. Trouvez un accompagnement et du financement adaptés à vos besoins
    Le Fonds Écoleader.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. est une nouvelle initiative d’envergure qui a pour objectif d’accompagner plus de 50 000 entreprises québécoises dans l’adoption de pratiques d’affaires écoresponsables et de technologies propres.

    Dans chacune des 17 régions du Québec, un agent du Fonds Écoleader a le mandat d’orienter les entreprises vers les ressources, expertises et programmes de financement disponibles pour les aider à adopter des pratiques écoresponsables et des technologies propres. Les services de ces agents sont gratuits.

  2. Inspirez-vous de cas concrets dans votre secteur d’activité
    Consultez le répertoire des cas à succès en écoefficacité pour voir comment se concrétisent les projets de gestion environnementale dans les PME, quelles sont leurs retombées financières et quelles sont les occasions qui se présentent dans votre domaine.

    Vous pouvez également consulter le répertoire des initiatives en économie circulaire.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. sur la plateforme Québec Circulaire pour avoir des exemples de ce qui est présentement réalisé dans les différentes régions du Québec, ou dans un secteur d’activité donné.

    La plateforme PHARE CLIMAT.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité. contient plusieurs exemples d’initiatives québécoises en matière d’atténuation des impacts sur l’environnement et d’adaptation aux changements climatiques dans les secteurs de la mobilité et du transport, de l’énergie, de la gestion des matières résiduelles et de l’aménagement du territoire.

  3. Consultez vos employés et vos clients
    Les employés ont souvent des idées de ce qui pourrait être réalisé rapidement en matière de développement durable, et ils aiment généralement être consultés pour trouver des solutions à des problèmes! Par exemple, un gestionnaire de PME a été très étonné de ce que ses employés lui ont proposé quand il leur a dit : « Amenez-moi des projets de développement durable, mais ils doivent être rentables! »

    Demandez également à vos clients ce qu’ils amélioreraient de vos produits et services pour les rendre plus écologiques. Vous pourriez être surpris de savoir qu’ils ont des insatisfactions en ce sens, sans que leur solution coûte nécessairement plus cher à l’entreprise!

  4. Réalisez un diagnostic de développement durable
    Où votre entreprise se situe-t-elle par rapport au développement durable? Et quelles sont les actions les plus stratégiques à réaliser pour son développement durable? La réalisation d’un diagnostic en développement durable permet de déceler les enjeux prioritaires à surveiller et les actions à mettre en place. Consultez les outils de mise en œuvre d’une démarche de développement durable.  Ce lien mène à un site qui n'est peut-être pas soumis au standard gouvernemental sur l'accessibilité..

En conclusion

La prise en compte du développement durable dans la gestion de votre entreprise peut représenter une source importante de croissance des revenus et des profits. De nombreuses ressources sont disponibles pour vous accompagner dans votre virage vert; n’hésitez pas à les utiliser!

1. Le programme Enviroclub a été soutenu financièrement par le Ministère entre 2009 et 2012.